On en parle beaucoup dans les médias et dans les magazines. Pourtant, la psychologie positive peut encore passer pour une méthode obscure, ou une sous branche du développement personnel. Découvrez quelques notions de la « science du bonheur ».

Qu’est-ce que la psychologie positive ?

La psychologie positive est une discipline issue de la psychologie. On l’appelle « la science du bonheur ». Son « invention » résulte d’un constat dans les années 80 : plus de 90% des études de psychologie reposent alors sur la maladie mentale, la dépression et l’anxiété. Et moins d’une sur vingt s’intéresse à des thématiques comme la joie, le bonheur et le bien-être. Les chercheurs se penchent donc sur ce qui va bien dans la vie des individus et développent ainsi la psychologie positive. Cette discipline est basée sur l’utilisation des ressources de l’individu. Au lieu de s’intéresser « à ce qui ne va pas », la psychologie positive se positionne « sur ce qui va » dans la vie.

C’est autour de cette notion que s’article tous les fondements de la psychologie positive. D’après Martin Seligman : « Il y a deux stratégies complémentaires pour améliorer la condition humaine. Une consiste à soulager, à libérer ce qui ne va pas, l’autre est de renforcer ce qui est positif. » Cette discipline de la psychologie permet de s’appuyer sur les ressources de l’individu.

Il y a deux stratégies complémentaires pour améliorer la condition humaine. Une consiste à soulager, à libérer ce qui ne va pas, l’autre est de renforcer ce qui est positif.

MARTIN SELIGMAN

Pour en savoir plus sur Martin Seligman, je vous conseille de regarder son TedX sur la psychologie positive, disponible ici.

Comment identifier le positif ?

En consultation, j’entends souvent qu’il est « impossible de trouver du positif dans cette situation ». Une situation problématique, subie ou choisie, peut rapidement devenir uniquement négative dans notre tête. Et c’est NORMAL. Notre cerveau est programmé pour assurer la survie de notre espèce. Son rôle est donc de nous protéger, en nous faisant voir l’aspect négatif des choses. En nous présentant « le pire », il nous préserve donc du danger. Cependant, si la notion de survie est assurée, nous pouvons nous autoriser à regarder les évènements de notre vie de façon plus positive. C’est là qu’intervient la phase d’apprentissage, où l’on va pouvoir éduquer notre esprit à ressentir le positif. L’hypnose et la sophrologie sont deux outils qui peuvent faciliter cet apprentissage.

Les ressources : comment les reconnaître ?

Les ressources sont l’ensemble des personnes, des objets ou des situations qui sont agréables à ressentir, et sur lesquelles vous pouvez vous reposer au moment opportun. Les ressources d’un individu peuvent donc être externes (un lieu de vie, une personne chère, un projet) ou internes (une expérience de vie, une valeur personnelle). Les ressources sont propres à chaque individu, qui peut les ressentir de façon différente selon les situations.

L’inconscient est un réservoir de ressources

J’utilise très souvent cette phrase en séance d’hypnose. Elle suffit parfois à faire prendre conscience que la réponse est en soi. Voici un exemple d’échange que j’ai eu en consultation :
X. – « Le problème c’est la confiance, je n’ai jamais eu confiance en moi. »
Moi – « Comment définissez-vous la confiance en soi ? Qu’est-ce que cela vous évoque ? »
X.- « La confiance c’est quand on se sent sûr de soi, comme un acteur qui ferait un discours à la télé par exemple, il est détendu, il rit, il est à sa place. »
Moi- « Je vois. Quand vous sentez-vous sûr de vous, à votre place ? À quel moment de votre vie ? »
X.- « Je me sens parfaitement bien sur un terrain de basket le week-end quand je joue avec des amis. »

Dans ce cas concret, X. venait pour un manque de confiance en lui au travail. Grâce à cette prise de recul, il a compris qu’il avait déjà ressenti de la confiance en pratiquant du sport, et qu’il était donc capable de ressentir cet état interne. C’est cette prise de conscience qui permet de faire émerger des ressources situationnelles (liées à des moments de vie précis), et de les appliquer ensuite à d’autres domaines (le travail, la vie familiale / sociale / affective, etc.)

Tenir un carnet de gratitude pour ancrer le positif

Le carnet de gratitude est à mon sens l’application la plus simple de la psychologie positive au quotidien. Son principe ? Vous écrivez chaque jour sur un carnet personnel 5 moments, situations pour lesquels vous avez ressenti de la gratitude. Pour cela, une définition de la gratitude :

Reconnaissance pour un service, pour un bienfait reçu ; sentiment affectueux envers un bienfaiteur 

Larousse

La gratitude est le sentiment de reconnaissance, l’envie de remercier. Un journal de gratitude est une excellente façon de se recentrer sur la gratitude que vous avez ressentie dans la journée : un rayon de soleil, le sourire reçu, la visite ou le message d’un proche … C’est aussi un réservoir de ressources : plongez vous dans votre carnet de gratitude quand ça ne va pas, c’est souvent une bonne manière de retrouver le sourire.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le carnet de gratitude et l’écriture thérapeutique, c’est ici.

Pour aller plus loin : télécharger ici le workbook gratuit « 1 mois pour se recentrer sur le positif«